En route vers… avec l'Open Sopra Steria

Découvrez le parcours des jeunes talents qui ont participé à l'Open Sopra Steria lors de ses précédentes éditions. Aujourd'hui : Corentin Moutet.
moutet open sopra steria lyon 1

En route vers les sommets : Corentin Moutet

L’Open Sopra Steria revendique d’être de ces tournois qui permettent aux jeunes joueurs de titiller les tout meilleurs. C’est l’un des avantages de cette catégorie de tournois, les Challengers 75 000$, suffisamment attractifs pour intéresser des membres du Top 100, des vieux briscards classés aux alentours de cette élite après avoir été dans le Top 50, des garçons confirmés qui reviennent de blessure… et ces « gamins », ces talents de 21 ans ou moins, qui rêvent de Grands Chelems et d’une place au soleil. Petit coup d’oeil à certains de ces joueurs qui ont su, depuis, montrer tout l’étendue de leur potentiel. Aujourd’hui : Corentin Moutet.

Coco : vous aviez sûrement entendu ce surnom si vous aviez pris le temps de vous balader dans les allées du Tennis Club de Lyon en début de tournoi, l’année dernière. Il faut dire que le jeune Corentin Moutet a séduit son petit monde en un tour de main par sa disponibilité et son jeu atypique. Et pourtant… Le natif de Neuilly avait été très rapidement sorti de cet Open Sopra Steria 2017. Invité par l’organisation, il s’était incliné dès le premier tour face au Suédois Elias Ymer. Une déception ? Pas vraiment. Alors âgé de 18 ans, le « gamin » jouait encore la majeure partie de ses matchs sur le circuit Junior. Le tournoi lyonnais était surtout pour lui l’occasion de se frotter au haut-niveau !

Moutet, et s’il était LE grand espoir tricolore ?

Cela fait un petit moment que Corentin est un espoir certain du tennis tricolore. S’il n’y a, en réalité, jamais de vraies certitudes à cet âge-là, il avait su se faire remarquer chez les Juniors :

  • en atteignant le septième rang mondial ;
  • en se hissant en demi-finale de l’Open d’Australie et de Wimbledon dans cette catégorie, ainsi qu’en finale des Championnats d’Europe, l’année dernière ;
  • par son style de jeu : un revers foudroyant et une main gauche scandaleusement douée… parfois desservis par un mental défaillant et des raquettes brisées.

Un titre au Challenger de Brest : une très grosse performance

Dans la foulée d’une première partie d’année 2017 réussie chez les jeunes, le jeune Français s’est lancé exclusivement sur le circuit pro. Avec réussite ! Il avait déjà disputé quelques matchs sur le circuit Challenger, remporté un tournoi Future… mais il va faire beaucoup mieux en gagnant 28 des 31 matchs qu’il dispute de début août à fin octobre 2017. Avec deux trophées et une finale perdue dans des 25 000$, et un incroyable titre au Challenger de Brest, tournoi doté de 125 000$ de prize-money, l’un des plus gros Challengers du circuit. En finale, c’est rien moins que Stefano Tsitsipas qu’il avait battu en deux sets, le Grec étant alors classé parmi les 100 meilleurs mondiaux (il est aujourd’hui 44ème).

2018, le grand décollage ?

C’est donc avec tout le sérieux d’un « grand » qu’il lui a fallu préparer 2018 et son lot de nouvelles expériences. Moutet a ainsi pu disputer le premier tour de l’Open d’Australie, où il s’est incliné avec les honneurs face à Andreas Seppi. Il a également remporté ses premiers matchs sur le circuit ATP en atteignant les quarts de finale de l’ATP 250 de Quito en battant, notamment, le bien connu Ivo Karlovic. Et, s’il a eu un peu de mal à inscrire ses performances dans la durée avec 7 victoires seulement en 18 matchs au 30 avril 2018, il a tout de même atteint son tout meilleur classement, une 135ème place mondiale. De quoi prendre la grosse tête ? Ce n’est pas le genre de la maison ! Corentin, qui se distingue régulièrement par son humilité, nous avait répondu, très déçu, en juin dernier, après s’être incliné au Tennis Club de Lyon :

« Oui, je sais que je suis jeune, mais ce n’est pas une excuse. Il y a plein de jeunes joueurs, et Zverev en est un bon exemple, qui gagnent des matchs face à des joueurs plus vieux et expérimentés. À moi d’en faire de même. »

Article écrit par Rémi Capber

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