Félix Auger-Aliassime, un vainqueur heureux

Le doublé pour Félix Auger-Aliassime ! Le Canadien a battu Johan Tatlot en finale de l'Open Sopra Steria de Lyon. À l'issue du match, il affichait évidemment un grand sourire !
Félix Auger-Aliassime réagit à son titre à l'Open Sopra Steria de Lyon 2018

Félix Auger-Aliassime : « J’ai dû puiser très, très loin »

6-7(3) 7-5 6-2, 2h30 de match… C’est à l’issue d’une finale très accrochée que Félix Auger-Aliassime a remporté son deuxième Open Sopra Steria consécutif. À la fin de la rencontre, il a confié ses impressions…

Félix, ça a été un match très compliqué, marqué par une intense nervosité…
Oui, il y avait énormément de nervosité de part et d’autre. Pour être honnête, il y a eu des matchs où j’ai pris plus de plaisir (rires) ! Mais, une finale, ce n’est jamais évident, ça ne se passe pas toujours comme on l’entend. Et, gagner un match comme ça, c’est encore plus satisfaisant. Quand il sert 7-6  5-3, je suis très, très loin… Je me demande encore comment je suis revenu, très franchement ! Je me suis accroché… Il faut dire que c’est très émotionnel, ces finales. Il faut aller les gagner !

« Gagner un match comme ça, c’est encore plus satisfaisant »

Tu as rencontré pas mal de difficultés au service, comme tu l’expliques ?
Oui, j’ai très mal servi tout le match. J’ai essayé de m’accrocher pour trouver le chemin de la victoire. Mais j’ai dû puiser très, très loin pour aller la chercher ! Crispation, manque de jambes… On est en fin de semaine, il y a beaucoup d’explications possibles. Il faudra évidemment rectifier lors du prochain tournoi (NDLR : il joue mardi à l’ATP Challenger de Blois). Je retiens l’essentiel, le résultat. De toute façon, on fait toujours un débrief avec l’entraîneur pour améliorer les points forts et les points faibles.

Le public était partagé, aujourd’hui, entre Tatlot, le petit Français, et toi, son coup de coeur de l’année dernière. C’est un boost ou une pression ?
C’est extrêmement motivant d’être soutenu. Ici, à Lyon, vous avez un public très proche des joueurs, très partisan et engagé… C’est génial ! On joue devant des petits, des grands, des familles… Ce n’est pas une pression du tout, au contraire, c’est moteur.

« Avec Denis Shapovalov, on se pousse, on se motive ! »

Le Canada a une sacrée génération de joueurs qui arrive, avec Denis Shapovalov et toi. Ça donne des idées pour la Coupe Davis ?
Oui, c’est drôle, on est deux très bons joueurs d’une génération pas mal, les 99/2000. Bon, rien n’est acquis, il faudra confirmer et continuer à bosser dans les années qui viennent. Tous les deux, on se pousse, on se motive… Il y a une émulation entre nous. Et si, un jour, on joue la Coupe Davis… Ce sera énorme. C’est un gros rêve, évidemment. Un énorme kiffe d’imaginer pouvoir jouer un jour la Coupe Davis avec Denis, Vasek (Pospisil) et Milos (Raonic). Mais, avant il y a encore beaucoup de travail (rires) !

Rémi Capber

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