C'était le 8 août 2000… très loin de l'Open Sopra Steria !

Petit voyage dans le temps… Roger Federer avait 19 ans, Félix Auger-Aliassime un jour et Agassi était numéro un mondial. Séquence nostalgie avec l'Open Sopra Steria de Lyon.
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Il était une fois…

8 août 2000. Non, cette date ne célèbre pas seulement le 19ème anniversaire de Roger Federer… À l’époque, le Suisse n’est encore qu’un ado boutonneux, fan des Backstreet Boys, qui ne se doute peut-être pas encore qu’il embrassera, quelques semaines plus tard, une certaine Mirka, à l’ombre des arches élancées de l’opéra de Sydney – certes, c’est un peu romancé… Non, si le 8 août 2000 doit être une date évocatrice pour un suiveur attentif de l’Open Sopra Steria, c’est parce qu’il s’agit du jour de la naissance… de Félix Auger-Aliassime. Et oui, notre petit Félix est né le même jour, 19 années plus tard, que son illustre et helvète aîné.

Felix Auger-Aliassime vainqueur de l'Open de Lyon

Cette photo de Félix Auger-Aliassime était le cliché officiel du Canadien sur le site de l’ATP, en mai dernier… Un air de jeunesse !

N’y voyez surtout pas de suggestion douteuse : le grand gamin canadien a encore beaucoup de route à parcourir avant qu’on n’ose l’imaginer en héritier couronné de Roger Federer. D’autant que Tatjana Malek, Katerina Bondarenko ou, même, Geoffrey Blancaneaux, l’un de nos espoirs tricolores, sont eux aussi nés un 8 août sans qu’on en fasse tout un fromage. Si cette date est assez symbolique pour l’Open Sopra Steria, c’est parce qu’elle raconte toute la jeunesse de notre second vainqueur. Alors que notre lauréat 2016, Steve Darcis, était âgé de 32 ans, son successeur au palmarès n’en avait pas encore 17.

Les Américains au sommet !

Et, pour se rendre compte de la réalité d’une date et de ce qu’elle implique, rien de mieux que de se replonger dans les archives de l’époque… C’est notre petit exercice du jour : le 8 août 2000, alors qu’Auger-Aliassime pointait tout juste le bout du nez, le classement ATP avait un visage qui paraît si proche et pourtant si lointain… Nulle présence de Federer, Nadal ou Djokovic dans le Top 10. Mais des Américains, avant qu’ils ne disparaissent progressivement de l’élite de l’élite. Et des Russes – qui se rapprochent tout juste, aujourd’hui, du Top 30 ! Visez plutôt :

Ah, avouez-le ! Un bon bol de nostalgie et l’idée d’une époque révolue vous ont parcouru en même temps qu’un irrépressible frisson à la lecture de ces noms… « vintage ». Agassi, Sampras. Norman, que les enfants connaissent désormais surtout pour sa réussite aux côtés de Stan Wawrinka. Guga, l’être aimé. Kafelnikov, double vainqueur en Grand Chelem, numéro un mondial, vainqueur de la Coupe Davis et de l’or olympique… Et l’héritier Safin, alors jeunot fou-fou, idole d’une génération. Corretja, Enqvist, Hewitt, Pioline… Il avait de la gueule, ce classement, n’est-ce pas ! Et un air de jeunesse, entre Kuerten, 23 ans, Safin, 20, Ferrero, 20 et Hewitt, 19… Tous auront, plus tard ou avant, soulevé des trophées majeurs.

Federer, Nadal, Djokovic, Murray, quatuor infernal

Si ces noms, dont les traces ont peut-être été prématurément voilées dans nos mémoires par l’écrasante présence du Big Four, quatuor infernal, semblent faire de ce 8 août 2000 la date d’une époque oubliée… Ils révèlent en fait toute la jeunesse de notre Félix québécois. Et oui : dites-vous que ce dernier ne les a pas connus, trop occuper à galoper en culotte courte, sans raquette à la main. Comme nombre de nos enfants, neveux, nièces, ados, de 18 ans ou moins, Auger-Aliassime a grandi en voyant Roger Federer numéro un mondial, puis Rafael Nadal, puis Novak Djokovic, puis Andy Murray… puis de nouveau Roger, et de nouveau Rafa.

Pincez-vous… le temps s’est arrêté ?

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