Paul-Henri Mathieu, les dernières flammes…

Avec Paul-Henri Mathieu dans le tableau de l'Open Sopra Steria, c'est un joueur qui a déjà conquis le cœur des Lyonnais, en 2002, qui revient entre Rhône et Saône. Pour le plaisir… et nous offrir quelques unes de ses dernières émotions tennistiques.
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Paul-Henri Mathieu, pour faire durer le plaisir à Lyon !

Après avoir vécu probablement les dernières émotions de sa carrière du côté de la porte d’Auteuil, à Roland-Garros, Paul-Henri Mathieu va faire durer le plaisir en France, en disputant l’Open Sopra Steria. L’occasion, pour les Lyonnais, de saluer ce guerrier, qui a mené toute sa carrière avec une grande force mentale et beaucoup de discrétion. 

On l’appelle parfois PHM, mais très souvent Paulo, comme ce bon vieux copain qu’on connaît depuis un bail, avec qui on aurait envie de boire un verre en se remémorant des souvenirs fabuleux… Ce match gigantesque face à Rafael Nadal, à Roland-Garros, en 2006. 4h53 d’un combat titanesque, « l’un des plus difficiles que j’ai gagné ici, à Paris », reconnaîtra Rafa quelques années plus tard. Cette performance monumentale contre John Isner, toujours porte d’Auteuil, et ce cinquième set enlevé 18-16 au bout du bout d’un marathon de 5h41… Ces victoires qui resteront comme les dernières défaites sur le circuit de Gustavo Kuerten, en 2008, et Pete Sampras, en 2002…

« Paul-Henri, c’est un exemple pour ses qualités sportives, mentales et humaines »

Autant de souvenirs qu’on savourera avec lui, cette semaine, entre Rhône et Saône, là même où il s’était révélé aux yeux du public tricolore, il y a 15 ans de ça, en soulevant le trophée du Grand Prix de Tennis de Lyon… Et, on l’avoue, on aura ce petit pincement au cœur en le voyant, peut-être glisser sur l’ocre pour la toute dernière fois. « Paul-Henri, c’est un exemple », souligne Pauline Dahlem, co-auteur d’ouvrages sur le tennis. « Sportivement parlant, avec sa technique pure en revers et son punch en fond de court ; mentalement également, avec une force de caractère phénoménale qui lui a permis de revenir au plus haut-niveau après 15 mois d’absence et une opération terrible. Humainement, enfin, pour sa discrétion et son humilité. » Alors, pour tout ça… Merci Paulo !

Article écrit par Rémi Capber

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