Valentin Royer, 74e à l’ATP, vient à l’Open Sopra Steria pour la première fois de sa carrière, et devrait être la tête de série numéro 1. Confortablement installé dans le Top 100 depuis un an, le Français de 25 ans montre par son parcours que le travail paie dans le tennis. 

Royer Valentin open SOPRA STERIA Lyon

Royer, le “travaillomane” formé à l’école serbe

Originaire de la banlieue parisienne, Valentin Royer a cependant vécu la majeure partie de son enfance bien plus à l’Est, entre Prague, Varsovie et Belgrade, au gré des mutations professionnelles paternelles. Adolescent, c’est d’ailleurs en Serbie qu’il a pu intégrer l’Académie de Janko Tipsarevic, ancien Top 10 mondial. Valentin Royer se montre reconnaissant de cet exil en Europe de l’Est, qui lui a “apporté la culture du travail” (ATP), et aime se décrire comme un travaillomane.

“La victoire appartient au plus opiniâtre”

“En Europe de l’Est, on ne joue pas au tennis pour s’amuser : on cherche à vivre du tennis. C’est presque « marche ou crève »… J’y ai appris à travailler avec discipline, peut-être plus rigoureusement qu’on ne l’apprend en Europe de l’Ouest.” (ATP) De retour en France à sa majorité, Royer continue donc de travailler, écumant le circuit ITF de 2019 à 2023 pour s’installer dans le Top 300 avant de basculer sur le circuit ATP Challenger. 

Le Top 100, à 24 ans

Et à nouveau, le travail paie. Si bien qu’un an et demi et trois titres en ATP Challenger plus tard, tous sur terre battue, Valentin Royer s’invite à l’été 2025 dans le Top 100, à 24 ans. Mieux : en feu à Hangzhou (ATP 250) il s’y installe plus confortablement en ralliant la finale, après s’être extirpé des qualifications, et ayant écarté la tête de série numéro 1, Andrey Rublev. Seul Alexander Bublik, à l’issue de deux tie-break, parvient à le priver d’un titre sur le circuit ATP.

Après un Roland Garros frustrant, où le tableau principal lui aura réservé un second tour compliqué face à un Novak Djokovic encore bien en forme, le Français aura l’occasion de prolonger le plaisir de la terre battue à Lyon. Il paraît que la victoire appartient au plus opiniâtre… ça tombe bien, le protégé de Julien Gillet est un tenace !