Kimmer Coppejans en quarts de finale de l’Open Sopra Steria de Lyon ! Le Belge, plus tranchant, élimine Moro Canas 6-7 6-1 6-1. Est-ce qu’il fera prolonger la prophétie sur son adversaire ? À suivre…

« Mon break a changé la dynamique du match »
On t’a vu agacé dans le premier set. Comment as-tu réussi à gérer tes émotions au fil du match ?
Oui, le premier set a été assez frustrant pour moi. J’ai eu beaucoup d’occasions de faire le break et de passer devant, mais je ne les ai pas saisies. C’est surtout ça qui m’énervait. Ensuite, je me suis dit qu’il fallait me calmer un peu et me concentrer davantage sur le jeu, plutôt que sur ce qui venait de se passer. Ça m’a aidé à être plus concentré pour la suite du match.
Tu dirais que le break réalisé dans le deuxième set a été le tournant de la rencontre ?
Oui, je pense que c’était important de passer devant. Dans le premier set, j’étais constamment derrière au score. Ce break a été un moment clé. À ce moment-là, j’ai aussi réussi à être un peu plus agressif dans mon jeu et ça a changé la dynamique du match.
Après ton premier tour, tu expliquais que ton service serait la clé pour aller loin dans ce tournoi. Est-ce que ça s’est vérifié aujourd’hui ?
Oui, aujourd’hui j’ai servi à mon niveau habituel. Lors du premier match, j’avais vraiment mal servi et je pense que tu ne peux pas aller loin dans un tournoi si tu sers aussi mal. Aujourd’hui, c’était beaucoup mieux et ça m’a clairement aidé.
On t’a vu prendre du temps avec les enfants après le match. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
J’ai moi-même deux enfants, donc j’essaie toujours d’échanger un peu avec eux quand c’est possible. Je trouve ça important. J’aimerais que les joueurs de tennis, ou même les sportifs en général, prennent aussi ce temps-là avec mon fils ou ma fille dans le futur. Alors j’essaie de faire la même chose de mon côté.
« Pour moi, il n’y a rien à perdre ! »
Lors du prochain tour, tu pourrais affronter Marco Trungelliti, le tenant du titre et tête de série numéro un. Est-ce que cela change ton approche ?
C’est un super match à jouer. Avec Marco, on est très amis, c’est toujours sympa d’affronter un pote. En plus, c’est la tête de série numéro un et le vainqueur de l’an dernier. Pour moi, il n’y a rien à perdre ! On verra bien ce qu’il se passe.
Pour finir, est-ce que tu es quelqu’un de superstitieux ?
Pas énormément, mais je pense que tout le monde l’est un peu quand même.
Alors je vais te donner une statistique : à chaque fois que Moro Cañas est venu à Lyon, il a perdu contre le futur vainqueur du tournoi. Est-ce que ça te donne de l’espoir ?
(Rires) Oui, bien sûr ! J’espère que ça continuera comme ça !
Matteo Debord