"Sport" et "respect de l’environnement" sont-ils compatibles ?

Lionel Roux, directeur du tournoi, et Fabien Condemine, président d'ACOEM, s'expriment sur les relations entre sport et respect de l'environnement.
Fabien Condemine, président d'Acoem

Acoem : “sport” et “respect de l’environnement” sont-ils compatibles ?

Depuis plusieurs mois, la crise sanitaire contraint nos vies à un état d’alerte permanent et l’urgence climatique est plus que jamais au cœur des préoccupations. De nombreux spécialistes appellent à des changements profonds visant à maîtriser et réduire l’empreinte de l’activité humaine sur la nature. Le sport est l’une des grandes activités humaines et la pandémie a fait naître de nouveaux défis à relever, notamment comment réduire l’empreinte environnementale.

Ouvrir une nouvelle édition de l’Open Sopra Steria à la sortie d’un long confinement a permis de trouver des moyens inédits de créer des occasions de partage tout en préservant l’environnement, que le public ne saura que plus apprécier lors des futures éditions ! Pour cela, deux hommes se sont retrouvés autour des valeurs du sport pour promouvoir des modes de vie sains et de faire avancer l’action : Fabien Condemine (président Acoem) et Lionel Roux (directeur de l’Open Sopra Steria).

L’Open Sopra Steria est candidat au label éco-responsable “Lyon, Ville Équitable et Durable” cette année. Diriez-vous que “sport” et “respect de l’environnement” sont compatibles ?

Lionel Roux : Une chose est certaine : tout le monde est concerné et doit agir. Pourquoi le sport ne deviendrait-il pas, dans un futur proche, la nouvelle vitrine de la protection de l’environnement ? Nous y concentrons des valeurs de partage et d’engagement. C’est la raison pour laquelle nous avons pris le parti de réfléchir à notre impact et de repenser notre façon de procéder. C’est en échangeant avec Fabien que de nombreuses idées sont venues pour s’engager à plusieurs.

Acoem, dispositif de mesure de la pollution de l'air

Les capteurs Acoem ont été disposés sur le site pour mesurer la qualité de l’air.

Acoem soutient le tournoi depuis ses débuts. Que vous inspire cette nouvelle édition 2021 ?

Fabien Condemine : Il faut dire que les valeurs que nous partageons avec l’Open Sopra Steria se sont renforcées chaque année : bouger, grandir, surprendre, partager, se faire plaisir ! Lorsque Lionel m’a contacté, nous étions dans notre deuxième période de confinement, sans certitude de pouvoir concrétiser ce qui nous rapproche depuis tant d’années. Je lui ai alors présenté notre nouvelle raison d’être chez Acoem : créer des environnements de possibilités avec la conviction de pouvoir contribuer à trouver le bon équilibre entre préservation et progrès, et de faire de l’environnement une opportunité.

Vous innovez avec cette édition, en vous intéressant au sujet de l’impact de la pollution de l’air sur la pratique sportive…

Lionel Roux : Au tennis, on ne peut être bon que si l’on connaît son adversaire. Difficile d’affronter quelqu’un ou quelque chose que l’on ne voit pas ! Connaître sa qualité de l’air à l’heure et sur le lieu où l’on joue est la première marche d’une prise de conscience. Et c’est ce que l’on veut faire avec la qualité de l’air et le dispositif mis en place par Acoem. L’environnement de l’Open Sopra Steria est-il sain ? Est-ce dangereux ? Doit-on s’adapter ? Sans réelles connaissances du problème, on ne peut pas agir. Et c’est une chance de pouvoir se poser toutes ces questions après tout ce que nous venons de vivre.

démarche éco-responsable open sopra steria de lyon

La démarche éco-responsable de l’Open Sopra Steria au coeur de l’édition 2021 : un projet fondamental pour Lionel Roux, directeur du tournoi.

Fabien, on imagine que les solutions proposées par Acoem sont le fruit de profondes convictions…

Fabien Condemine : Notre conviction, c’est qu’il faut que ceux qui peuvent et veulent agir puissent le faire en ayant l’information, la donnée… Les technologies actuelles nous permettent d’aider à la prise de conscience et d’accompagner celle-ci afin de s’adapter et de se prémunir des dangers. On sait tous qu’il faut changer. Le mieux est de le faire pour de bonnes raisons. Et c’est quand même mieux d’être informé en amont qu’un épisode de pollution arrive, plutôt que d’en avoir connaissance une fois qu’il a eu lieu ! Je ne sais pas si l’humain saura changer ses modes de vie, mais nous sommes persuadés avec Lionel d’avoir une responsabilité pour mener l’action, en particulier pour cette jeune génération qui s’exerce sur l’Open Sopra Steria. Et très humblement, nous commençons par changer en nous ce que nous voulons changer autour de nous.

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