Félix Balshaw a fait honneur à son invitation en battant Luca Staeheli, 7-6(1) 7-5, en 1h51. Un match convaincant pour cette jeune pépite que vous aurez l’occasion de découvrir cette semaine à l’Open Sopra Steria !

Tu honores bien cette wild-card, avec cette victoire !
Oui ! Je remercie forcément la FFT (Fédération Française de Tennis) de me donner encore une opportunité. Quand je joue en Challenger, j’ai forcément cette motivation en plus. Et ici on se sent à la maison. On est super bien accueilli, tout le monde est sympa. J’adore ça, l’ambiance 100% tennis, tout le monde est super content… C’est la vie !
Il y a une vraie ambiance club ici…
Oui ! Je trouve ça marrant. Bon, qu’un mec sur le bord du court à l’entraînement interpelle mon coach pour me demander de faire des pompes quand je loupe une balle, un peu moins peut-être… (rires) Je plaisante, c’était comme ça à son époque, c’est sûrement pour ça qu’il est musclé encore aujourd’hui… Le plus important dans un club, c’est de se sentir chez soi, qu’il y ait une ambiance “famille”. Et je le ressens vraiment ici. Ça me donne la patate, de la joie… Je me sens vivant !
« Mon revers à une main… ma mère l’adore ! »
C’est qui, Félix Balshaw ?
Félix Balshaw c’est un jeune qui aura vingt ans dans une semaine, qui kiffe le tennis, qui en est passionné même ! Il veut aller au bout de lui-même, pour regarder sa carrière sans regret. On verra où ça nous mène !
Et tu as un super jeu, le service, le revers…
Je peux compter sur mon service, c’est certain. Mais je crois que ma spéciale, c’est le revers à une main. Je sais que ma mère adore ce coup. Et moi aussi ! Ça me fait vibrer de terminer par un revers gagnant.
Qui est-ce qu’il y a dans ton staff ?
J’ai un préparateur physique, qui me connaît depuis tout petit à Biarritz, Mélanie Maillard, coach mentale, et mes parents, qui me soutiennent énormément. Ils sont restés à Biarritz et vont m’appeler dans dix minutes pour me féliciter. Je sens beaucoup d’encouragement de leur part quand ils ne sont pas là. Je bosse aussi avec Thomas Drouet depuis septembre. Ça se passe super bien. Il y a une vraie connexion dans l’équipe, c’est ce qui nous rend fort sur le court. On est tous les deux contents de bosser ensemble, on va aller très loin !
Vous faites ça souvent, taper des balles en sortie de match ?
De temps en temps, quand on peut, quand on veut. C’est bien pour se relâcher, penser à autre chose. Et continuer à bosser, corriger le tir sur ce qui a été plus compliqué pendant le match.
« Je me sens à ma place dans le tennis »
Est-ce que ça aide d’avoir un père qui était sportif professionnel ?
Oui et non… Oui parce qu’il connaît le haut niveau. Il connaît quelle est la discipline, la rigueur nécessaire pour réussir. Se lever tôt le matin… (rires) Bref les sacrifices que tu mets en place. Et non, parce qu’il jouait au rugby, c’est un sport collectif. Ça n’a rien à voir avec le tennis, notamment sur le côté mental. C’est pour ça qu’on bosse beaucoup là-dessus, ça m’aide beaucoup.
Il a joué un rôle dans ta carrière ?
Pas du tout ! Quand j’étais plus jeune je jouais au rugby aussi. Et à mes douze ans, j’ai dû faire un choix. C’était compliqué de quitter le rugby, tous mes potes étaient là dedans, et à Biarritz, c’est sacré ! Mais aujourd’hui, je m’entraîne entre Biarritz, Monaco et Sotogrande, et je suis très content de mon parcours, je me sens à ma place dans le tennis.