Félix Balshaw, 19 ans, à peine 20 ce lundi. David Jorda Sanchis, 32 ans aujourd’hui. Cette finale de l’Open Sopra Steria n’est pas qu’une histoire d’anniversaires et de bougies soufflées, c’est aussi un véritable choc des générations, comme on se plaît à en voir au Tennis Club de Lyon depuis maintenant 10 ans.

Deuxième finale en ATP Challenger pour David Jorda Sanchis en un mois. Deuxième finale en ATP Challenger en carrière ! A 32 ans, l’Espagnol le plus Français du plateau s’offre une seconde jeunesse. Sa semaine avait pourtant mal commencé : engagé en qualifications, il s’était incliné face à Svyatoslav Gulin, 6-2 6-3 ce lundi, au deuxième tour. Mais, quand un match ne tourne pas en sa faveur, c’est le sort qui vient lui donner un coup de pouce : il a alors bénéficié d’un forfait de dernière minute pour intégrer le tableau principal de l’Open Sopra Steria. Lucky-loser, Jorda Sanchis l’a saisie, cette chance, pour se hisser jusqu’à la finale. Reste à la provoquer jusqu’au bout, pour s’imposer face à Félix Balshaw, contre qui il a perdu il y a quelques mois en Croatie, 6-7 7-6 6-7.
Balshaw, 38 aces vs Jorda Sanchis, 23 aces : “Merci pour la cagnotte”
Inarrêtable, irrésistible, exceptionnel, monumental… reste-t-il encore des adjectifs grandiloquents à la hauteur du parcours de Félix Balshaw à Lyon ? Le Français de 19 ans, nouvellement Lyonnais d’adoption, prolonge sa série d’invincibilité pour la porter à 14 matchs. Il accède donc à la finale de la 10e édition de l’Open Sopra Steria, la première en ATP Challenger pour la jeune pépite ! Et ce, en sortant deux excellents joueurs, Pedro Martinez, ex-Top 40, et Daniel Elahi Galan, ex-Top 50. Et s’il nous confiait ne pas tenir un carnet de ses succès, il n’empêche que ces matchs référence lui donnent de la confiance, “une confiance de dingue”.
Adoubé… mieux : adopté par le public lyonnais !
Chose promise chose due, son coach dormira bien peu cette nuit pour rallier Lyon… tout comme ses parents, qui ont quitté Biarritz à la première heure ce matin pour encourager leur fiston. “Enfin mon équipe vient ! Je suis super heureux de pouvoir leur faire vivre ce que je vis, ce que je vais vivre ! Je sais qu’ils seront à 100% derrière moi, sur chaque point. Et que je perde ou que je gagne, ils seront fiers de moi.” Nous aussi, Félix ! Quoi qu’il arrive, le parcours est déjà remarquable, et l’Open Sopra Steria s’en souviendra. Félixitations !