La sensation Balshaw ! Invité de l’Open Sopra Steria, Félix Balshaw sort vainqueur de son duel contre Pedro Martinez, 4-6 6-1 6-4. Avec l’appui d’un court central en fusion, le jeune franco-anglais retrouvera pour son quart de finale le vainqueur du match Faurel-Tabur.

« La confiance monte petit à petit »
Est-ce que c’est la plus belle victoire de ta jeune carrière aujourd’hui ?
Oui, clairement. C’est la première fois que je bats un joueur de ce niveau-là, quelqu’un qui est autour de la 130e place mondiale et qui a déjà été 36e mondial. Donc forcément, c’est une très belle victoire pour moi. Je suis très heureux et très fier de ma performance. Dans le premier set, j’ai eu des occasions sans réussir à les concrétiser, mais j’ai réussi à changer les choses dans la suite du match et surtout dans le troisième set.
Qu’est-ce qui t’a amené à changer justement ? Qu’est-ce que tu te dis à ce moment-là ? Parce que tu es break contre au tout début du match…
De continuer à avancer. Je le dis souvent : dans la vie, il ne faut pas s’arrêter, il faut se battre. Et sur un terrain, c’est exactement pareil. Il ne faut jamais lâcher, du premier au dernier point. Aujourd’hui, je pense que c’est ce qui m’a permis de gagner.
Tu parles de progresser, de dynamique depuis plusieurs mois. Enchaîner les victoires, ça aide ?
Bien sûr. La confiance monte petit à petit. Mais la route est encore longue. Demain, il y a encore un match à jouer, donc on continue.
« Je pense que c’est le meilleur fan club que j’ai eu depuis très longtemps ! »
Ce tournoi aime raconter de belles histoires avec les jeunes joueurs. Tu sens que tu es en train d’écrire la tienne ?
J’essaie surtout de créer ma propre histoire. J’essaie chaque jour de progresser et de montrer ce que j’ai appris sur le circuit. Je suis encore jeune, je n’ai pas énormément d’expérience, mais je veux donner le maximum. On va essayer de construire quelque chose.
Tu sais qu’ici, il y a un autre Félix [Auger-Aliassime] qui avait lancé sa carrière ici à Lyon… Ça te donne des idées ?
Oui, j’ai vu le poster sur le terrain. Pourquoi pas dimanche… mais comme je le dis : match après match, jour après jour.
Demain, tu jouera forcément contre un Français. C’est une bonne chose pour le tournoi ?
C’est top. Je pense que le public attend ce genre d’affiche. Avoir deux Français en quart de finale, c’est très bien. Maintenant, à moi de voir ce que je peux faire sur le terrain demain.
Parle-nous du soutien du public aujourd’hui.
Oh là là… Je pense que c’est le meilleur fan club que j’ai eu depuis très longtemps. Honnêtement, sans le public, je ne suis pas sûr que je passe aujourd’hui.
Si tu devais donner un pourcentage au rôle du public dans ta victoire ?
Un bon 50 %, je pense. Ils m’ont transmis énormément d’énergie positive. À chaque fois que j’entendais mon prénom et les encouragements dans les tribunes, ça me redonnait de l’énergie et ça m’a beaucoup aidé.
Comment tu restes concentré pendant les longues pauses, les temps morts médicaux ou les interruptions ?
Par le passé, j’ai déjà vécu ce genre de situations et parfois je me laissais embarquer. Mais aujourd’hui, je me suis dit : il a l’expérience, il essaie peut-être de casser mon rythme, donc reste concentré. J’ai essayé de rester dans ma bulle, de faire des petits mouvements, de garder mon rythme. Ça m’a beaucoup aidé.
« Pour l’instant, la finale est loin ! »
Ton coach est parti ce matin ?
Oui, mais il m’a dit qu’il reviendrait pour la finale. Il m’a dit : « Je m’en fiche de l’heure à laquelle je me couche samedi, si tu es en finale, je serai là. » Mais pour l’instant, on n’y est pas encore.
C’est ennuyeux de ne pas avoir de coach ?
Non, parce que j’adore parler, j’adore m’amuser en dehors du terrain. Petit à petit, tu te fais des amis, des copains ici, donc je ne m’ennuie jamais.
Et pour la finale, tes parents viendraient ?
Il faut encore en discuter. Mais pour l’instant, la finale est loin. Ce soir, j’ai encore le double à jouer. Ensuite il faudra penser à récupérer, bien s’hydrater et être prêt pour demain.