Félix Balshaw, encore ! Le jeune Français de 19 ans poursuit sa folle semaine à l’Open Sopra Steria, en élliminant Clément Tabur, 6-2 6-4, en 1h19. Il rejoint le Colombien Daniel Elahi Galan en demi-finale.

Tu as été très consistant, très solide.
Ça a été plus compliqué dans le deuxième. Je voulais faire le point trop vite. Mais je me suis rapidement rendu compte qu’en étant plus patient, en acceptant de remettre la balle deux ou trois fois de plus, je pouvais gagner le point. Pour autant, Clément est aussi un excellent joueur, il a de bonnes références cette saison, il est bien plus expérimenté que moi, ça s’est vu, surtout dans le deuxième set, où j’ai souffert.
Tu as bien servi au début, ça t’a mis en confiance ?
Je crois surtout que c’est la confiance que j’engrange dans ce tournoi qui me permet de bien servir ! Dans le premier set, j’ai servi comme à l’entraînement, c’est tellement bon le tennis quand ça se passe comme ça !
« C’est une semaine incroyable, je veux que ça continue ! »
Tu semblais ému à la fin…
Oui, il y a beaucoup d’émotions après cette victoire. Ça me touche forcément, c’est la première fois que je vais en demi-finales d’un gros tournoi comme celui-là. Je vois que le travail avec mon équipe commence à payer. Tous les sacrifices, tous les choix que j’ai fait prennent du sens. C’est une semaine incroyable, je veux que ça continue !
Tu as dit “demain on va aller la chercher”…
Comme tous les jours ! Je veux aller au bout de moi-même, me battre du premier au dernier point. Et on verra ce qu’il se passera !
Ça te donne de la confiance pour la suite ?
Oui, je vois bien que j’ai le niveau de jeu. Je sais que je suis sur la bonne voie, et que si on continue comme ça avec mon équipe, on va faire de grandes choses !
« Le public a fait du bon boulot, merci à vous ! »
Un mot pour le public ?
Je suis content que vous ayez autant encouragé Clément que moi. C’est comme ça que je l’ai ressenti, et c’est une bonne chose : on est tous les deux des Français, je pense que le public a fait du bon boulot en alternant dans ses encouragements. Merci à vous !
Donc c’est mieux de jouer contre Galan (Daniel Elahi, un colombien) demain…
Oui, ça me va bien ! Mais je ne le connais pas. J’ai débuté ce tournoi en ne connaissant personne. Maintenant je mets des noms sur des visages, mais je n’ai pas encore rencontré mon adversaire. Concernant le terrain, on va travailler avec mon coach sur son profil, ses qualités, ses faiblesses.
Tes parents seront là demain ?
Peut-être (rires), c’est négociable. On verra ! Je leur ai demandé pour la finale, et ma mère m’a dit qu’ils sauteraient dans le premier vol. Maintenant pour les demies… Quelques coups de téléphone et ça peut le faire. Vous verrez bien !