L’ultime marche était trop haute pour Félix Balshaw. Dans un match entre ambiance en tribunes et tension sur le court, c’est l’Espagnol David Jorda Sanchis qui l’a emporté, 6-4 7-6[4], en 1h52. La fin d’un rêve ? Non ! Le début d’une grande carrière, sur les traces de son homonyme canadien, lui souhaitait Lionel Roux, le directeur du tournoi.

Balshaw

Qu’est-ce qui t’a manqué aujourd’hui ? 

Je fais un bon match aujourd’hui, mais je n’ai pas su trouver les clefs qui m’auraient permis de gagner, ni à mettre en place les tactiques que nous avions travaillées avec mon coach. J’ai eu beaucoup de mal au service, je ne passe pas plus de 50% de premières balles, c’est quelque chose que nous allons travailler avec mon coach. Dans le deuxième set, j’ai eu des occasions, mais je n’ai pas été assez bon mentalement. Et il ne m’a pas non plus facilité la tâche, il a super bien joué, il m’a empêché d’être offensif, bravo à lui. Jorda, je te souhaite le meilleur pour la suite. Et bon anniversaire !

Tu n’as pas réussi à te libérer autant que tu le voulais ? 

C’était ma première finale, forcément il se passe beaucoup de choses dans la tête… une vraie machine à laver ! J’étais stressé, crispé. Mais je n’ai aucun regret, c’est simplement un jour où ça n’est pas passé. Je ne peux pas être plus content de ma semaine. Je sais que dans les semaines, les mois qui arrivent, je vais en gagner d’autres, des titres ! Je ne retiens que du positif ! 

Tu n’es pas déçu que ta famille ne t’ait pas vu gagner ? 

Pas du tout ! Je sais qu’ils sont fiers de moi. Merci à mon équipe d’être venue aujourd’hui. Ma famille, qui est arrivée ce midi pour me soutenir. Merci à mon coach, Thomas Drouet, à mes préparateurs physique, mental : ça y est, le boulot paie… et ce n’est que le début ! Mon histoire se crée, elle n’est qu’à ses débuts. On va continuer à travailler dur, à avancer. Et un jour je gagnerai un tournoi comme celui-ci.  

« Je me suis senti comme à la maison, comme dans une famille »

Tu bats de super bons joueurs cette semaine, avec des scénarios dingues… 

J’adore jouer ces mecs qui ont de l’expérience. Les battre, c’est la preuve d’une vraie progression pour moi. Je passe un step. Je suis content de ma semaine, j’ai hâte et je me sens prêt pour la semaine prochaine. 

Si tu devais retenir une chose de ce tournoi ? 

C’est un tournoi que je vais garder dans mon cœur, je me suis senti comme à la maison. Tout ce soutien, ça me touche. En un mot  “famille”. J’ai la sensation d’avoir été accueilli par une famille ici, d’avoir été adopté ! On m’a accepté comme je suis, on a toujours été derrière moi. Merci ! 

Un petit mot pour le public ?
Merci à toute l’organisation du tournoi, au staff. Merci à mes fans, tout là-haut en tribunes ! Vous avez été excellents, sur le court à chaque match avec moi. C’est une semaine que je ne suis pas prêt d’oublier ! Ça restera dans mon cœur à vie ! Vous avez été incroyables. C’est l’un des meilleurs publics que j’ai eu dans ma vie. C’est aussi la première fois que je jouais devant autant de monde. C’est pour ça que je ne suis pas prêt de lâcher ce tournoi. Vous êtes dans mon coeur, dans ma mémoire pour toujours ! Du premier au dernier jour de ma vie. On se reverra l’année prochaine, à coup sûr ! 

« Rectifier dès demain ce qui n’a pas fonctionné »

Où est-ce qu’on peut continuer à te suivre, la semaine prochaine ? 

Demain je pars à Royan, je vais jouer mardi. C’est ce qui est fabuleux dans ce sport, on rejoue toujours le lendemain. Je vais pouvoir rectifier ce qui n’a pas fonctionné, mettre en place de nouvelles tactiques. Bref, progresser ! 

Si tu continues sur cette lancée, tu ne seras pas loin des qualifications pour l’US Open…

Je ne regarde pas le classement. Si je fais l’US Open tant mieux. Sinon, l’année prochaine. Je vais continuer à bosser avec mon équipe, on verra bien ce qu’il se passera dans les semaines à venir.