L’Américain Tristan Boyer élimine l’Espagnol Sanchez Izquierdo, 6-2 2-6 7-6(2) et file en demies de l’Open Sopra Steria 2026 ! Il affrontera un autre espagnol, Jorda Sanchis.

« Vraiment satisfait ! »
Quel est ton ressenti général après ce match ? Comment tu t’es senti sur le court aujourd’hui ?
Je me suis senti solide. J’ai fait un très bon premier set. Ensuite, j’ai un peu perdu le fil, donc je vais devoir travailler là-dessus. Mais globalement, j’ai montré un très bon état d’esprit, je me suis bien battu. J’ai eu un bon niveau de jeu du fond du court, donc je suis content. C’était un adversaire difficile, un vrai compétiteur, et je suis heureux de m’en sortir dans un match compliqué comme celui-là.
Tu as remporté huit jeux d’affilée dans le premier set. Qu’est-ce qui se passait dans ta tête à ce moment-là ?
Tout fonctionnait bien, tout se mettait en place. J’arrivais vraiment à trouver mes zones et à jouer comme je voulais. Les conditions du court me convenaient aussi. J’ai continué comme ça au début du deuxième set, puis j’ai commencé à faire un peu plus de fautes, et à moins bien viser mes zones. J’ai dû resserrer mon jeu dans le troisième set et retrouver quelque chose de plus solide.
Tu es l’un des meilleurs serveurs du tournoi. Tu dirais que c’est l’un de tes points forts ?
Oui, on a beaucoup travaillé le service. Il est devenu bien meilleur, avec un pourcentage plus élevé, je trouve mieux mes zones et j’arrive davantage à contrôler les points derrière mon engagement. Je suis vraiment satisfait de ça.
« Content de représenter la France ! »
Il y avait beaucoup de monde dans les tribunes, notamment des enfants qui demandaient des autographes. C’est quelque chose qui te fait plaisir ?
Oui, c’est génial. L’ambiance ici est incroyable. Le tournoi fait un travail remarquable. J’aime jouer des événements où les gens viennent voir les matchs, profitent du tournoi et créent une vraie atmosphère. C’est un plaisir d’être ici dans un endroit qui fait autant pour le public.
On dit souvent que tu es « l’Américain le plus français » à cause de ton nom et de ton prénom. Tu peux nous parler un peu de tes origines ?
Boyer : Disons que je suis français à un moment donné (rires). Je ne sais pas exactement quand, mais ça remonte à longtemps. Je n’ai pas de membres de ma famille française récemment, mais j’ai un nom très français. On me le dit toujours quand je viens en France, donc je suis content de représenter un peu.
Tu as un mot ou une expression française préférée ?
Oui, c’est « croissant » (rires) !
« Prendre soin de mon corps »
Demain, tu affrontes encore un joueur espagnol. Ça devrait être une belle bataille.
Oui, je n’ai pas encore beaucoup regardé son jeu, mais je pense que c’est un joueur assez différent de celui d’aujourd’hui. Il a un plus gros service et il est un peu plus agressif. On verra quelle tactique mettre en place, mais je pense que ce sera un match très différent. Les Espagnols se battent toujours énormément, donc ça sera forcément un match difficile.
Quel est ton programme maintenant ? Comment tu gères la récupération quand tu dois rejouer dès le lendemain ?
Je vais surtout prendre soin de mon corps, gérer les éventuelles douleurs ou petits pépins, m’étirer, faire du rouleau, bien manger et me reposer. Ensuite je vais regarder un peu mon adversaire, préparer le match du lendemain et essayer de me détendre au maximum.
Les États-Unis jouent cette nuit en Coupe du monde de football, vers 3 heures du matin. Tu vas regarder ?
Je pense que non malheureusement, c’est vraiment très tôt. Mais c’est un match difficile contre le Paraguay. Je pense quand même qu’on va gagner, je pense qu’on va s’en sortir.
Et si on te ramène un croissant demain, tu gagnes ?
Oui, je vais gagner, c’est sûr. À 100 %.