Caroline Garcia : "J'ai envie de voir beaucoup plus loin"

Caroline Garcia s'est offert une petite visite à l'Open Sopra Steria de Lyon mardi.
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Caro Garcia : “J’ai envie de voir beaucoup plus loin !”

Caroline Garcia était de passage, hier, à l’Open Sopra Steria. La Lyonnaise est venue en voisine, alors qu’elle prend quelques jours de repos après Roland-Garros. L’occasion, pour elle, de nous accorder un petit entretien…

On est obligé de reparler de ce Roland-Garros très réussi. Comment tu vois les choses avec le recul ?
C’était une belle aventure, j’ai vécu dix jours incroyables… Sur les courts, j’ai vraiment pu profiter au maximum de cette expérience alors que, les années précédentes, je n’étais pas libérée. J’ai profité du public, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir… J’ai eu des matchs difficiles, accrochés, dans lesquels je me suis vraiment sentie portée par le public. Ça m’a aidé à aller chercher les résultats.

Notamment cette première victoire, enfin, sur le Chatrier…
Oui, c’était quelque chose d’important, ça me tenait à coeur. Je n’avais pas que de bons souvenirs jusque là, mais cette édition peut changer les choses. Mais, attention, ce n’est pas une fin en soi… C’est un tournoi réussi, mais je ne dois pas m’enflammer. Au contraire, après ma défaite, j’étais très déçue mais hyper motivée pour repartir au travail. J’ai envie de vivre à nouveau des histoires comme celles-là, être encore présente à ce niveau, en deuxième semaine des Grands Chelems, enchaîner des victoires. Je travaille pour ça tous les jours ; et c’est pour ça que j’ai envie de travailler encore plus.

Tu as cerné ce qu’il t’avait manqué pour être au niveau d’une fille comme Pliskova (NDLR : qui l’a battue en quarts de finale) ?
Le haut-niveau, ça se joue vraiment à des détails. Sur les points importants, elle a un peu mieux joué que moi, elle est allé les chercher. Du coup, elle a su accrocher quelques lignes dans les moments importants. À moi de continuer à travailler, à moi de continuer à faire en sorte d’être physiquement prête. Techniquement aussi, parce que j’ai fait quelques erreurs dans ce match qui m’ont coûté cher. C’est plein de petits détails qui font que je progresse. Je suis 21ème au classement cette semaine, mais j’ai envie de voir beaucoup plus loin. C’est un travail de l’ombre au quotidien, qui paie ensuite sur le terrain.

“Ça fait plaisir de voir du tennis dans ma région !”

Ici, à l’Open Sopra Steria, on est sur un tournoi Challenger. Tu es passée par cette catégorie de tournois, les épreuves ITF pour les femmes ?
Oui, ce sont des tournois très importants, les Challengers chez les hommes, comme les ITF pour nous, les filles. Il y a des jeunes joueurs qui arrivent des Juniors, des joueurs plus âgés qui essaient de se relancer… c’est un beau mélange qui réserve toujours plein de beaux matchs ! Et je suis contente d’en voir un à Lyon. Ça fait plaisir de voir du tennis dans ma région !

Ce sont des épreuves dites « du circuit secondaire », mais la qualité de l’organisation, en France, est généralement saluée par tous…
En France, tous les tournois sont très, très bien organisés. Tu vas avoir, comme ici, un très beau village, un bel espace réceptif, alors qu’à l’étranger, très souvent, il n’y en a pas. D’une certaine façon, en France, les tournois ne sont pas que du tennis, ce sont aussi beaucoup de rencontres autour. Avec, parfois, un esprit club formidable, comme au Tennis Club de Lyon. C’est top. Il y a une vie, il y a autre chose…

Article écrit par Rémi Capber.

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