David Jorda Sanchis a mis fin à la merveilleuse semaine de Félix Balshaw, 6-4 7-6(4). L’Espagnol succède à Marco Trungelliti au palmarès de l’Open Sopra Steria pour cette 10e édition.

C’est la fin d’un joli rêve, d’une parenthèse enchantée. Celle de Félix. Félix Balshaw. La dernière marche était un chouïa haute pour notre petite pépite, mais gageons qu’elle repartira de Lyon avec le cœur plein de certitudes, d’envie et de jolis souvenirs. Après avoir battu Pedro Martinez, n’avoir laissé aucune chance à Clément Tabur, montré une admirable résilience face à Daniel Elahi Galan… Balshaw n’a pas su vaincre sa tension et la solidité d’un adversaire un peu plus mûr. Et c’est le jour de ses 32 ans que David Jorda Sanchis s’est offert un très joli cadeau : un trophée, son deuxième sur le circuit ATP Challenger, le plus grand de sa carrière.
Il a manqué un petit quelque chose…
Jamais complètement dedans, Balshaw a été plus fragile sur son service que durant ses différents matchs cette semaine. Le revers est un peu moins bien passé. Et les moments décisifs un peu moins bien négociés. « Je n’ai pas tout à fait réussi à mettre en place ce qui m’a permis de revenir hier face à Galan », a-t-il expliqué à l’issue du match. « Et David, lui, a tout simplement été beaucoup plus solide dans tous les compartiments du jeu. » Félix n’était pourtant pas loin de renverser la situation dans le deuxième set, menant 5-3, passant à deux points d’égaliser à un set partout. Mais, car il y a un mais…
… le bras a un chouïa tremblé. La déception est grande, certainement, mais gageons que l’on reverra très vite ce garçon qui soufflera ses 20 bougies demain. Il a désormais le Top 300 en ligne de mire, les qualifications de l’US Open, qui sait, dans un coin du viseur… Et, surtout, tellement de beaux souvenirs gravés : « Je m’en souviendrai toute ma vie. C’est une semaine qui m’a marqué et qui restera ! » Nous aussi !
Et un immense bravo, évidemment, à Jorda Sanchis, à sa classe, son immense élégance et son français parfait !