Des nouvelles de... Steve Darcis

Des nouvelles de… Steve Darcis, premier vainqueur

Bientôt un an, déjà, que Steve Darcis a soulevé le trophée de l’Open Sopra Steria de Lyon. Le Belge, qui restera comme le tout premier vainqueur du tournoi, avait vécu une semaine haletante dans la capitale des Gaules, sauvant trois balles de match au premier tour, avant de s’imposer en finale. Depuis le mois de juin, l’eau a coulé sous les ponts… Et Steve a su profiter du courant.

Crédit @Adifferentstory

145. Non, ce factorion n’est pas le nombre fétiche de Steve Darcis. Ce ne sont pas non plus les heures que Steve a passées sur le dancefloor du village de l’Open Sopra Steria 2016, le cœur du Belge en pinçant plus pour Patrick Bruel que pour David Guetta. Ni sa taille, puisque du haut de ses 178 centimètres, il demeure un géant au regard du mètre 45 de la gymnaste Simon Biles, lilliputienne Américaine.

Non, 145, ce n’est rien de si compliqué : tout simplement le classement de Darcis lorsqu’il s’est présenté à Lyon pour le tournoi, au mois de juin dernier. Il sortait d’une saison 2015 perturbée par les pépins physiques (cinq abandons en cours de match durant l’année…) et s’était évidemment fixé l’objectif d’un retour dans le Top 100 pour 2016, après en être sorti dès le mois de janvier.

Et bien c’est à Lyon, sur les courts du TCL, qu’il a posé les premiers jalons de sa remontée.

Darcis, une saison de Charybde en Scylla

Trois balles de match sauvées lors de son premier tour, contre son compatriote Joris de Loore. Quatre victoires en trois sets qui témoignent d’un esprit bagarreur intact et d’un physique qui tient enfin la route. Deux succès contre des terriens pur jus, ex-pensionnaires du Top 100, Joao Souza et Thiago Monteiro, vainqueur de Jo-Wilfried Tsonga quelques mois auparavant. Et un trophée final, le premier depuis un an et demi. Bref… que du bon !

La suite, pour Steve Darcis, fut dans la même veine. Une semaine après son titre à l’Open Sopra Steria, le Belge atteint la finale au Challenger de Blois, puis à Liberec, avant de soulever un nouveau trophée à Trnava, en Slovaquie. « Il faut continuer à aller de l’avant et les résultats suivront », prophétisait-il en conférence de presse, après Roland Garros. « Enfin, je l’espère… »

Dès le mois d’août, il n’est pas loin d’être comblé. Un bon US Open, une victoire à Anvers sur Benoît Paire : sa « remontada » ne s’arrête pas. Comme un symbole, c’est en toute fin de saison, début novembre, que Steve retrouve sa place parmi les 100 premiers après un ultime titre à Eckental. Un symbole, et beaucoup plus : classé 86ème, il assure sa présence dans le tableau principal de l’Open d’Australie.

Jusqu’où, la remontée ?

Après sa victoire à l’Open Sopra Steria, il l’affirmait : « On est toujours récompensé des efforts que l’on fait. » Et Steve « the Shark », il en a fait beaucoup, des efforts. Aujourd’hui, non seulement il est revenu dans les 100, mais il culmine pas loin de son tout meilleur classement, à la 50ème place mondiale. Sans faire de bruit, il vient même d’enchaîner un troisième tour à Melbourne, deux quarts de finale en ATP 250, à Sofia et Delray Beach, et deux belles victoires en Coupe Davis contre Philipp Kohlschreiber et Alexander Zverev.

Preuve que ce garçon n’est pas seulement ce vainqueur renversant de Rafael Nadal à Wimbledon 2013, mais aussi et surtout un joueur avec beaucoup de talent, dont le style en perturbe plus d’un. « Les jeunes n’aiment pas jouer contre moi », en rigole-t-il dans les colonnes de La Libre. « Je suis de la vieille école, mais comme ça marche, je ne vais pas changer. »


Une vieille école, peut-être, mais avec tout l’enthousiasme d’un gamin de… 33 ans !

Article écrit par Rémi Capber

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