Eliott Caillot, c’est le Tintin reporter de l’Open Sopra Steria 2025. En charge des interviews d’après-match multi-lingues pour le site de l’Open, le Quotidien et les réseaux, il est de retour en 2026 après avoir passé un an aux Etats-Unis. Là bas, c’est pour le compte de BeBasket qu’il a interviewé les joueurs de NBA, WNBA et de NCAA.
En quoi est-ce important de se confronter au terrain lorsqu’on souhaite devenir journaliste ?
Moi, on ne m’avait jamais vraiment formé au terrain. J’avais surtout reçu une formation très théorique : connaissance des médias, analyse de l’actualité, anglais… Ça t’apporte un cadre et une rigueur, mais on apprend beaucoup plus sur le terrain, comme j’ai pu le faire pendant l’Open. La meilleure formation pour un journaliste, c’est de faire des interviews, d’aller en conférence de presse, d’écrire des articles. Ce n’est qu’en pratiquant qu’on peut se tromper, se corriger et s’améliorer.
« Mon meilleur souvenir ? La dernière interview, en espagnol… à l’instinct ! »
Qu’est-ce que tu as retiré de ton expérience durant l’Open Sopra Steria ?
Ça m’a fait énormément travailler sur ma capacité d’adaptation. Le fait de préparer des interviews en espagnol, par exemple… Je pense à ma première avec Carreno-Busta, un joueur qui a été très bien classé : j’avais peu de temps pour les préparer, c’était un vrai challenge. D’ailleurs, mon meilleur souvenir, c’est ma dernière interview avec Merida (NDLR : après sa finale perdue). Tu me dis : “Il est là, vas-y, vas lui parler.” On était sur le court, je n’avais rien préparé… Mais c’était un peu mettre à profit tout ce que j’avais appris cette semaine. Il fallait faire cette interview en espagnol comme j’avais fait les autres, malgré l’absence de préparation. Et ça s’est bien passé !
S’il y a un truc que tu as retenu et qui t’a ensuite servi…
La rigueur, jusque dans l’urgence. Trouver un équilibre entre l’efficacité et la qualité d’écriture, tout en faisant attention aux détails formels qui vont permettre de gagner du temps pour la publication. Bref, j’ai appris beaucoup, beaucoup de trucs que j’ai pu utiliser tout au long de l’année aux Etats-Unis. Depuis, je pense avoir progressé et c’est aussi pour ça que je voulais revenir !