La pluie. Vous vous en souvenez ? L’édition 2019 de l’Open Sopra Steria avait été marquée par la pluie et la délocalisation de certains matchs à la Ligue du Lyonnais, à Bron. Un moment tendu où l’équipe de chauffeur prend toute son importance. Fred Chevassus, responsable des chauffeurs, n’était pas encore en poste cette année-là, mais il éclaire le rôle de son équipe au quotidien pour les joueurs… jusque dans ces conditions dantesques.
Chauffeur, c’est passer des moments un peu privilégiés avec les joueurs ?
Oui ! Je vois les joueurs au Player’s Lounge, le chauffeur les découvre dans la voiture : ce sont deux petites bulles de sécurité. D’ailleurs, les chauffeurs comme moi-même, on est tous assujettis à une charte de confidentialité. Quand le joueur rentre dans la voiture, il parle de sa femme, de ses gamins, de sa vie… On peut avoir d’autres discussions avec lui. Et, ce qui est sympa, c’est qu’on le découvre sous une toute autre facette que celle qu’on voit à la télé.
Tu veux bien nous raconter un souvenir marquant ?
Ah ! (rires) Je me souviens d’un joueur, qui arrive à mon bureau en panique : « j’ai que mes chaussures d’entraînement, j’ai laissé celles pour le match à l’hôtel ! » Là, on prend la décision rapidement : il me file la clef de sa chambre, et je prends la voiture, vite, direction l’hôtel. Bref, il a eu sa paire pour le match… et à temps ! Après, tu peu aussi entendre des discussions d’après-match, entre le joueur et le coach… Ca ne se passe pas toujours bien, c’ets le moins qu’on puisse dire. Mais c’est ça le sport, il y a des enjeux, de l’argent. Pour nous c’est du plaisir, mais pour eux c’est aussi leur carrière, leur salaire… bref leur vie !
« Quand le joueur entre dans la voiture, on le découvre sous une autre facette »
2019, c’est une édition marquée par la pluie avec des matchs délocalisés à la Ligue. Tu n’étais pas encore là, mais est-ce que tu as des souvenirs de rushs ou de situation compliquées à gérer ?
Oui, je suis arrivé pour l’édition d’après. Mais ça avait été effectivement un énorme rush. Six voitures, un mini-bus… Il fallait amener tout le monde à la Ligue. Et, tout le monde, c’est : les joueurs, les coachs, les arbitres, mais aussi les ramasseurs de balles, l’intendance. Les autres moments de rush qu’on connaît souvent, ce sont les trois premiers jours. Il y a des joueurs qu’il faut aller chercher à l’aéroport avec énormément de bagages, tandis que d’autres sont déjà sur place et s’apprêtent à jouer. Une année, il y avait plusieurs joueurs dans le même avion et l’avion avait eu du retard. On n’avait plus que deux voitures pour faire les trajets sur place… Heureusement, avec le temps, les joueurs me connaissent et sont compréhensifs. D’ailleurs, maintenant, ils ne me préviennent plus que lorsqu’ils ont déjà récupéré leurs bagages (rires), ça fait gagner du temps !
Qu’est-ce que tu aimes dans ce tournoi ? Pourquoi tu rempiles ?
Pour tellement de choses ! (rires) Lionel et Benoît (NDLR : les directeurs) d’abord, deux mecs super à l’écoute, qui arrivent à maintenir un cadre très familial. Il fait beau aussi, il y a une super bonne ambiance, une proximité… Et puis, les joueurs me connaissent, c’est un plaisir. Le staff est une petite famille et j’ai, en plus, une équipe de chauffeurs très fidèle, au top, ponctuels, serviables, qui savent gérer les petits soucis ! Merci les gars !