Félicien Cretel, en deuxième année de Bachelor à l’ISG Sport Business de Lyon, est responsable des voltigeurs à l’Open Sopra Steria. Il travaille depuis un mois sur la logistique du tournoi, et doit coordonner une équipe de cinq voltigeurs. Il raconte son rôle, ses études, son tournoi…

Quel est ton rôle dans le tournoi ?
J’étais déjà venu l’an passé en tant que voltigeur. Fort de cette expérience, je suis revenu cette année, quand on m’a proposé le poste de responsable voltigeur, j’ai accepté. Je gère donc une équipe de cinq voltigeurs. Ils sont en première année d’étude à l’ISG et découvrent le tournoi.
Les voltigeurs arrivent deux heures avant les matchs et préparent les tribunes pour le public : il faut les nettoyer et mettre en place les loges. Et toute la journée, on court partout, pour répondre aux demandes des joueurs, des équipes -direction, arbitres, communication, restauration, village partenaire, nettoyage, accueil du public, ramasseurs etc… – il y a du monde dans un tournoi ! Donc beaucoup de demandes, très variées. Il faut beaucoup d’adaptation, répondre rapidement et correctement aux demandes. En tant que responsable, je dois coordonner mon équipe pour qu’elle réponde aux mieux à ces demandes. J’ai été à leur place aussi, je sais ce qu’ils peuvent penser. C’est un job de manager finalement, mais aussi d’accompagnement, je bosse avec eux, je ne suis pas là pour donner des ordres et les regarder faire.
Et tu es arrivé avant le début du tournoi…
Avant le tournoi, j’ai commencé début mai. J’ai rempli de nombreux plans et tableaux excel qui concernent la logistique, la disponibilité des loges, le nombre de repas, la disposition des loges. Il y a beaucoup de choses qui se préparent en amont, on doit coordonner toutes les prestations dans les différents pôles. On cherche à gagner du temps lors de l’événement, parce qu’il y a aura des imprévus, donc c’est là qu’il faudra concentrer son énergie. Ce qui peut être anticipé doit être anticipé.
Quel est l’intérêt pour des étudiants en sport business de venir sur ce genre d’événement ?
Ce tournoi est l’occasion de se faire découvrir. On est nouveau dans le monde du Sport Business, c’est forcément important de se faire connaître, sans attendre d’être diplômés. On prend aussi de l’expérience sur le terrain. C’est quelque chose d’important de découvrir comment gérer des situations critiques et imprévisibles. Forcément, ce genre de cas ça ne s’apprend pas sur les bancs de l’école. On a besoin de les vivre pour développer les bons réflexes. Travailler pour le tournoi c’est enfin l’occasion de découvrir tout ce qu’il se passe dans l’ombre du tournoi, et d’aider à la préparation en amont du tournoi. Quand on voit le boulot en amont du tournoi, 3, 4 mois de job, c’est important d’en avoir conscience.
Et puis je grandis aussi personnellement, auprès de toutes les équipes du tournoi, auprès de tous les professionnels du tournoi. Tu apprends de tout le monde, tu prends tout le bon que tu vois dans chacune des journées.
Pourquoi as-tu choisi l’ISG ?
Mon frère était déjà à l’ISG, à Lille. Pendant le confinement, j’étais au collège pendant qu’il suivait les cours à la maison. Et moi, ça m’intéressait bien plus que les théorèmes de Thalès et Pythagore. J’ai gardé cet intérêt pour le monde du sport et l’aspect business. J’ai choisi la même école que lui, mais à Lyon. Et je m’éclate ! On y est formé par le réseau. Les partenariats mis en place, comme celui-ci avec l’Open Sopra Steria, c’est ça qui forme à un métier. Quand je dis partenariat, je parle de partenaires actifs, c’est-à-dire des occasions de travailler avec ces partenaires. Passer des journées sur place, rencontrer des professionnels… L’ISG a des partenaires, mais ce n’est pas de la vitrine. il y a une vraie activation.
Qu’est-ce que tu retiens de cet événement ?
L’exhibition, évidemment, entre Gaël Monfils et Richard Gasquet ! Je suis fan de tennis depuis tout jeune, j’ai grandi devant ma télé avec Monfils et Gasquet. Les voir en vrai… Mieux : les escorter jusqu’au bord du court pour leur match, être entre Richard et Gaël… j’osais pas parler, j’étais trop heureux ! C’est une expérience inoubliable. Et travailler sur l’exhib, ça décuple les émotions, tu te dis que tu as participé à un tout petit morceau de la dernière saison de Monfils.
L’Open de Félicien, c’est quoi ?
Mon Open, c’est des souvenirs ! L’exhibition, forcément, mais aussi toutes les rencontres, personnelles, professionnelles, très enrichissantes. C’est la première fois que je faisais du management, de la coordination d’équipe. J’apprends beaucoup, ça m’aura fait grandir, évidemment. C’est la première fois qu’on me confiait des responsabilités, c’est à moi qu’on pose des questions et c’est moi qui donne des réponses claires, assurées.