Les influenceurs à l'Open Sopra Steria

Cette année, l'Open Sopra Steria a décidé d'ouvrir ses portes aux influenceurs, ces spécialistes des réseaux sociaux qui se sont construits, par leur ton, leur point de vue et les sujets qu'ils traitent, une communauté importante de suiveurs assidus.

Les influenceurs à l’Open Sopra Steria : rencontre avec Jordan, un YouTubeur

Cette année, l’Open Sopra Steria a décidé d’ouvrir ses portes aux influenceurs, ces spécialistes des réseaux sociaux qui se sont construits, par leur ton, leur point de vue et les sujets qu’ils traitent, une communauté importante de suiveurs assidus. Jordan Simon-Chopard est l’un deux ; YouTubeur qui a lancé sa chaîne dédiée au sport il y a quelques mois, Passion Sport, il a pu filmer les coulisses du tournoi. Explications.

Comment tu t’es débrouillé pour accéder aux coulisses de l’Open ?
Je suis fan de tennis, je joue au tennis… c’est ma passion première, même si j’aime tous les sports. L’année passée, j’étais venu à l’Open Sopra Steria en tant que visiteur. Et, comme en janvier, j’ai créé ma chaîne YouTube, Passion Sport, je me suis dit : “Pourquoi tu ne contacterais pas les organisateurs du tournoi pour leur proposer de faire des vidéos pendant le tournoi ?” Ils ont accepté… et c’est parti !

Du coup, concrètement, qu’est-ce que tu as pu faire tout au long de la semaine ?
J’ai fait une vidéo des coulisses du tournoi : on a pu rencontrer les kinés, on est allés dans le Village des partenaires, on a montré le bureau de la communication, le Player’s Lounge… Puis, j’ai suivi Tristan Lamasine et Mathias Bourgue, qui étaient en demi-finale, pendant toute une journée, puisqu’ils partagent le même entraîneur. Enfin, je vais faire une dernière vidéo avec Camille Pin, qui est la speakerine du tournoi, pour lui parler de son après-carrière pro et de sa reconversion.

Toutes ces vidéos, tu vas les publier sur ta chaîne YouTube…
Exactement. C’est une chaîne qui s’appelle Passion Sport et que j’ai lancée en janvier. En fait, je suis un grand passionné de sport. Je regarde tout, du tennis au curling, en passant par le snooker… J’ai réfléchi, j’ai regardé ce qui se faisait. Or, il n’y avait personne qui cherchait à faire découvrir des sports ou à en montrer d’autres sous un angle différent. Parce que c’est vraiment mon créneau : sur Passion Sport, je veux montrer ce qui n’est pas visible dans les médias, faire découvrir des sports, des métiers en lien avec le monde du sport, les coulisses d’un événement…

“Sur Passion Sport, je veux montrer ce qui n’est pas visible dans les médias, faire découvrir des sports, des métiers en lien avec le monde du sport”

Quels sont les sports les plus étonnants que tu aies pu tester ?
Il y en a pas mal (rires) ! J’ai fait un saut en parachute, de l’ultimate, du floorball, du rink-hockey… Mais j’ai aussi testé des sports plus connus, même si moins médiatisé : je suis allé faire un entraînement de natation synchronisée, j’ai tenté l’escrime, dont je rêvais depuis longtemps – même si c’est extrêmement physique… Je me sers de la plate-forme qu’est YouTube pour leur offrir de la visibilité.

Comment tu procèdes pour trouver tes sujets ?
À l’origine, je cherchais tout simplement mes idées sur Internet : j’ai la chance d’être à Lyon, une grande ville, où il y a énormément de clubs. Je les contactais, je leur expliquais mon projet, ce que je leur proposais. La plupart des clubs sont super partants, puisque cela leur offre de la visibilité. Néanmoins, depuis un mois, des président de clubs commencent à me contacter directement. Un exemple : je m’étais rapproché du Lyon Hockey Club il y a un moment, mais j’avais été recalé. Or, dernièrement, après avoir visionné mon travail, la personne de la communication m’a recontacté pour qu’on fasse un truc dans les mois qui viennent…

C’est un peu ça, la notion d’influence, non (rires) ?
C’est un tout petit début, alors (rires)… Mais je ne me considère pas comme un influenceur. D’une part, j’ai commencé il y a très peu de temps. Mes chiffres sont encore faibles, on tourne autour des 5000 abonnés sur YouTube et 10 000 sur Twitter, même si ce n’est pas si mal après seulement quelques mois. Mais, surtout, je n’ai pas envie de devenir un panneau publicitaire. je veux garder ma liberté, tester et dire ce que je pense de ce que j’ai testé. Et d’allier information et découverte d’univers différents en m’adaptant au format de YouTube. C’est aussi une façon de rendre hommage aux bénévoles qui font vivre les clubs dans des conditions pas toujours faciles. Si je peux leur donner un petit coup de pouce… Par exemple, en essayant l’ultimate, j’ai constaté que le club, avec ses 80 adhérents, galérait parfois pour trouver une salle, était contraint d’improviser des entraînements au Parc de la Tête d’Or… Ce n’est pas toujours facile pour eux.

“Il faut être présent sur tous les réseaux en s’adapter à leur spécificités et les habitudes de consommation de ceux qui les utilisent”

Tu exploites quels réseaux au quotidien ?
YouTube, évidemment, pour mon activité principale. Mais je suis aussi présent sur Twitter, un réseau qui me permet d’être dans une instantanéité et de maintenir un contact permanent avec mes abonnés. Instagram, également, sur lequel j’essaie de faire de belles photos, d’avoir une démarche un peu plus esthétique. Facebook aussi, évidemment, qui est une vitrine. L’idée, c’est d’être présent sur tous les réseaux en s’adapter à leur spécificités et les habitudes de consommation de ceux qui les utilisent, afin de multiplier les points de contact avec mon audience potentielle.

Donc la façon dont tu travailles dépend forcément un peu du fonctionnement de YouTube…
Exactement. Il faut séduire l’algorithme de YouTube ! C’est une plate-forme qui valorise beaucoup le rythme, la cadence de publication. Pour être bien mis en avant, il faut poster deux ou trois vidéos par semaine, proposer des formats de 7 à 10 minutes – ce sont ceux qui fonctionnent le plus. C’est aussi pour ça que la quête d’abonnés est importante. Si, demain, j’atteins les 10 000 abonnés sur Passion Sport, je vais profiter d’un effet boule de neige bien plus important que lorsque j’étais à 1000. Tu es non seulement mieux référencé, mais aussi plus séduisant. C’est une réalité sur YouTube et d’autres réseaux : plus tu marches bien, plus tu marcheras encore mieux dans le futur… jusqu’à un certain niveau !

Article écrit par Rémi Capber.

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