La relève serbe : Kecmanovic

18 ans, 200ème mondial, champion du monde junior : pas besoin d'être devin pour comprendre que Miomir Kecmanovic devrait être amené, dans les années qui viennent, à jouer les premiers rôles sur le circuit…
Kecmanovic Djokovic Open Sopra Steria

Kecmanovic, dans les pas de Novak Djokovic ?

Miomir Kecmanovic fait partie de ces pépites que vous pourrez découvrir à l’Open Sopra Steria. Le Serbe de 18 ans n’est pas qu’un jeune plein de promesses ; il est surtout un futur Top 100 au jeu très complet, bien qu’encore perfectible. Portrait.

Miomir Kecmanovic. Ce nom ne vous dit rien ; vous l’entendrez pourtant dans les années qui viennent. Car le Serbe est l’un des grandes promesses du tennis mondial, successeur annoncé de Novak Djokovic et déjà bien installé parmi les grands de ce monde. Âgé de 18 ans seulement, il est tout de même classé 200ème joueur mondial, ce qui en fait le deuxième plus jeune de sa catégorie le mieux classé au monde. Derrière… Félix Auger-Aliassime.

Sa première idole ? Roger Federer !

Ce garçon, vous aurez le bonheur de le découvrir sur les courts du Tennis Club de Lyon la semaine prochaine. Champion du monde Junior en 2016, deux fois vainqueur de l’Orange Bowl l’équivalent d’un tournoi du Grand Chelem chez les Juniors -, il a été repéré dès l’âge de 13 ans par le célèbre Nick Bollettieri, intégrant son académie à Bradenton, en Floride, comme le fit Jelena Jankovic en son temps. Si le parallèle avec Djokovic ne peut être évité, Miomir se différencie tout de même de son illustre aîné : il a ainsi eu le bonheur de grandir dans une famille aisée sans avoir connu les affres de la guerre ; et sa première idole fut, ô sacrilège… Roger Federer.

Kecmanovic est, aujourd’hui, dans cette fameuse période de transition que vivent les jeunes joueurs passant du circuit Junior au circuit pro. Sa progression est néanmoins d’ores-et-déjà impressionnante puisqu’il pointait au 800ème rang mondial il y a un an et demi, en janvier 2017. Il faut dire que, dans ce laps de temps, il a gagné trois ITF Futures et un ATP Challenger 75 000$. Il a même eu l’occasion de disputer ses premiers matchs sur le circuit ATP, tout en battant des joueurs classés dans le Top 100, comme Francis Tiafoe ou Jordan Thompson.

“Son répertoire ne révèle pas de points faibles”

Ses points forts ? Dans un article pour Ubitennis.com, Ruggero Canevazzi souligne surtout sa capacité à être bon de partout, sans avoir de vrais points faibles :

Son coup préféré est le coup droit, il frappe son revers à deux mains. Son répertoire ne possède pas vraiment de coups dévastateurs, mais, dans le même temps, ne révèle pas non plus de points faibles. Son vrai point fort, c’est justement un tennis déjà très complet malgré son jeune âge. […] Son potentiel physique et technique, tout comme son environnement favorable, donne tout ce qu’il faut à Kecmanovic pour progresser.”

Pour Lionel Roux, directeur de l’Open Sopra Steria de Lyon, c’était comme une évidence : il fallait l’accueillir. Je le suis depuis le début de l’année”, confie-t-il au sujet du jeune Serbe. “Avec ses résultats, il m’avait tapé dans l’oeil (rires) ! Et puis, il a profil hyper intéressant, son caractère aussi. J’avais très envie de l’accueillir dans les meilleures conditions et de le faire découvrir au public lyonnais, comme on l’avait fait avec Félix (Auger-Aliassime) l’année dernière. Comme il aime beaucoup la terre, il m’a dit « banco, on fonce » !”

Alléchant, non ?

Rémi Capber

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