Maxime Lazard est des cuvées 2018 et 2019 de l’Open Sopra Steria. A l’époque, il était chargé des interviews des joueurs, mais aussi de réaliser le petit récap’ vidéo quotidien. Après diverses expériences dans le sport, notamment au club de basket de Besançon, il a décidé… de se reconvertir dans la cuisine ! En plus d’alimenter un compte dédié à la cuisine sur Instagram, @mcfoodblog, il travaille désormais dans un restaurant en Suisse.
Dans l’événementiel sportif comme dans la cuisine, quelle est l’importance du terrain ?
Le terrain est essentiel ! On peut connaître les règles, les procédures, les concepts de com’ ou les techniques culinaires, mais tant qu’on n’a pas vécu le rythme réel, la pression et l’intensité du quotidien, on ne comprend qu’une partie du métier. C’est d’ailleurs ce qui rapproche énormément les métiers de l’événementiel sportif et ceux de la cuisine : dans les deux cas, tout se joue sur le terrain. Lors d’un tournoi comme l’Open, pendant un “coup de feu” en cuisine au moment du service, on travaille dans des périodes très courtes, mais extrêmement intenses. Il faut être réactif, prendre des décisions rapidement et rester lucide sous pression. La différence entre “savoir” et “savoir faire dans l’urgence” devient alors énorme !
« Un souvenir ? Félix Auger-Aliassime, déjà un immense espoir du tennis »
Il faut savoir s’adapter ?
Oui, sur le terrain, rien ne se passe exactement comme prévu. Sur le papier, un événement sportif ou un service en cuisine peut sembler parfaitement organisé, mais il y a toujours des imprévus : une météo qui change, un four qui tombe en panne, un match qui se termine beaucoup plus tard, une grosse table qui arrive sans réservation… Dans ces moments-là, il faut savoir réagir vite, prioriser et garder son calme. Ce sont des compétences qu’on apprend difficilement dans des cours théoriques.
Quel souvenir fort gardes-tu de tes Opens ?
C’est toujours compliqué de choisir un seul souvenir parmi autant de beaux moments vécus sur les deux éditions auxquelles j’ai participé. Mais s’il fallait en retenir un, je pense immédiatement à mes échanges et interviews avec Félix Auger-Aliassime. À l’époque, il était déjà considéré comme un immense espoir du tennis mondial, mais ce qui m’avait le plus marqué, au-delà du joueur, c’était sa personnalité. Malgré son jeune âge et l’attention médiatique autour de lui, il était toujours très disponible, souriant et respectueux avec les équipes du tournoi. Et puis, évidemment, je retiens aussi tous ces moments vécus à la com’. Beaucoup de rigueur et d’exigence dans le travail, mais aussi énormément de bonne humeur et de complicité malgré les longues journées !