Molleker, l'espoir allemand

Deuxième au classement ATP parmi les 19 ans et moins, le jeune Allemand ne cesse de progresser en cette année 2019.

Dans les pas de Félix Auger-Aliassime : Rudolf Molleker ?

Spécialiste de la terre battue qu’il définit d’ailleurs comme étant sa surface favorite, Rudolf Molleker, 18 ans, réalise une saison 2019 plus que convaincante. Cette semaine à Lyon son objectif est clair, aller le plus loin possible !

Rudolf Molleker ne manque pas d’ambitions. Finaliste la semaine passée au Challenger de Poznan, où il a perdu en finale face à l’expérimenté Tommy Robredo, le terrien se présente à Lyon en tant que tête de série numéro 10.

Une année 2019 réussie

Actuellement 149ème mondial à l’ATP, soit deuxième garçon le mieux classé chez les 19 ans et moins derrière Félix Auger-Aliassime, il est plutôt adroit face aux joueurs du Top 100… Rudy – comme il est surnommé – a remporté 40% de ses matchs-ci ! En prouve sa victoire en mai 2018 en finale du Challenger d’Heilbronn où il s’était défait de Vesely, 81ème mondial, alors que lui n’était que… 497ème !

Il a pu disputer le premier tour à Roland-Garros cette année, après avoir passé les trois tours de qualifications. Manque d’habitude ou pression trop importante, l’Allemand n’a pas réussi à se défaire de Bublik et s’est incliné en quatre sets.

“Un futur Boris Becker”

L’histoire de Molleker est assez atypique. Né en Ukraine, sa famille s’installe dès ses trois ans en Allemagne. C’est en admirant son grand frère jouer au tennis qu’il y prend très vite goût. Il s’entraîne actuellement à l’académie Mouratoglou à Sophia Antipolis. Michael Stich, vainqueur de Wimbledon en 1991, voit déjà en lui un sacré potentiel, comme il le déclarait dernièrement à l’ATP :

“Il y a 4-5 ans je l’avais déjà repéré, il avait un jeu de jambes impressionnant. Selon moi c’est ça qui fait la différence entre un bon joueur et un joueur lambda. Je le vois un peu comme un futur Boris Becker.”

Ses qualités de jeu ? C’est l’intéressé qui nous en parle le mieux : “Je joue à la fois bien sur terre battue et sur gazon. Maintenant que je sers bien et que je suis solide en fond de court, il faut que je m’améliore encore sur mon jeu au filet.”

Il faudra donc suivre la pépite Molleker avec une attention toute particulière cette semaine à Lyon !

Maxime Lazard

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