Que sont-ils devenus ? (2/2)

Joao Souza, Kimmer Coppejans, Carlos Berlocq, Laurent Lokoli… ils avaient disputé l'Open Sopra Steria de Lyon en 2016. Que sont-ils devenus depuis ?

Souza, Coppejans, Berlocq, Lokoli… Que sont-ils devenus ? (2/2)

Ils ont foulé la terre battue de l’Open Sopra Steria en 2016. Que sont-ils devenus depuis ? Focus sur les résultats de quatre champions en herbe ou joueurs au palmarès plus fourni que vous avez pu découvrir l’année dernière : Joao Souza, Kimmer Coppejans, Carlos Berlocq et Laurent Lokoli.

Joao Souza, l’expérimenté

Du haut de ses 446 matchs en Challenger, Joao Souza fait partie des habitués de ce circuit sur lequel il a décroché 9 titres. Le droitier de 28 ans compte également à son actif de très belles performances sur le circuit ATP. En 2010 et 2011, celui qu’on surnomme Feijao dispute 2 demi-finales et atteint les quarts de finale de l’ATP 250 de Bucarest, en venant à bout de Tommy Robredo (44ème mondial à l’époque). Sa dernière grosse perf’ date de 2015 : il avait les demi-finales de l’ATP 250 de Sao Paulo après avoir éliminé Martin Klizan, 38ème, puis Leo Mayer, 30ème. L’année dernière, après l’Open Sopra Steria, Joao avait glané d’excellents résultats : sur les 20 premiers matchs qu’il a disputés à la suite de son séjour entre Rhône et Saône, il en a remporté… 17. Mais les choses se sont ensuite gâtées. Et, en 2017, c’est la soupe à la grimace, puisqu’il n’a gagné que huit rencontres…

Ce que vous ne savez pas : On le surnomme “Feijao” (le haricot)

Mais, au-delà de son expérience sur les courts, Joao Souza a surtout une particularité en-dehors… Son surnom : “feijao”, le haricot pour les intimes. D’où lui vient cette appellation un peu saugrenue ? Sa réponse dans une interview accordée au site brésilien tennisreport.com : “Jacira, ma grand-mère fait les meilleurs haricots au monde, mais le surnom est venu quand j’étais dans un tournoi de jeunes. Le frère d’un ami m’a vu faire une assiette géante de riz et de haricots et m’a dit : “Wow, les haricots! Regarde la taille de ton assiette”. Et d’un jour à l’autre je me suis transformé en “Feijao”. Dans ma ville tout le monde me connaît par ce nom. Mais aujourd’hui les gens associent ce surnom à la couleur de ma peau plutôt qu’a cette histoire.”

Kimmer Coppejans, ancien numéro 1 chez les Juniors

Kimmer Coppejans fait partie de ceux qui ont crevé l’écran chez les jeunes. Avant de passer pro en 2013, le jeune belge a remporté Roland-Garros junior et était classé numéro 1 mondial. Celui qui a commencé le tennis à l’âge de 5 ans a remporté 5 titres en Futures et 4 en Challengers durant sa carrière déjà bien remplie. La progression de la pépite belge est fulgurante… Dès 2014 il parvient à se hisser dans le top 200“J’ai disputé trois Futures au début de la saison 2012 et ça a constitué un déclic. Par la suite, j’ai fait une excellente saison, j’ai gagné Roland-Garros, j’ai été en quart de finale de Wimbledon et j’ai gagné le championnat d’Europe. J’ai aussi été numéro 1 mondial”, se remémore le Belge, qui s’était incliné face à son compatriote Steve Darcis en quarts de finale de l’Open Sopra Steria l’année dernière.

Ce que vous ne savez pas : Kimmer Coppejans est un énorme consommateur de mangas !

Depuis sa venue dans la capitale des Gaules, Kimmer a gagné une quarantaine de places au classement ATP grâce à un titre dans un Challenger 50 000$, deux demi-finales et plusieurs quarts. Engagé à Sophia-Antipolis en avril, il avait frôlé un petit exploit : opposé à Benoît Paire, alors 40ème mondial, il ne s’était incliné qu’au terme de trois sets très accrochés, 6-1 6-7(10) 6-4. Malgré sa progression régulière, le Belge a encore du mal à passer un cap, notamment en Grand Chelem. À Roland-Garros, cette semaine, il n’a pas pesé lourd face à Ilya Ivashka au premier tour des qualifications (défaite 6-2 6-2).

Carlos Berlocq, le plus gros palmarès de l’édition 2016

Carlos Berlocq n’est pas seulement un guerrier hors pair et ce garçon qu’on connaît pour ses cris gutturaux ; l’Argentin est surtout un tennisman expérimenté qui a remporté 29 titres dans sa carrière : 2 ATP 250, 17 Challengerss et 10 Futures. Le quart de finaliste de l’Open Sopra Steria 2016 pourrait même s’enorgueillir d’un palmarès plus fourni s’il n’avait pas perdu 21 finales. Mais l’Argentin de 34 ans, qui a disputé 735 matchs sur terre battue dans sa carrière, est aussi connu pour ses multiples victoires sur les joueurs du top 20. À son tableau de chasse : Tomas Berdych, face à qui il a décroché l’Open du Portugal en 2014, Kei Nishikori, Juan Carlos Ferrero, Philipp Kohlschreiber ou encore Gilles Simon, qu’il a vaincu à trois reprises.

Ce que vous ne savez pas : derrière les cris de Berlocq se cache un guerrier au grand cœur (cf : vidéo ci-dessous)

En cette année 2017, “Charly” Berlocq a fait parler sa combativité et sa détermination en Coupe Davis. Au premier tour, face à l’Italie, il avait perdu son premier simple en quatre manches, avant de s’imposer en double avec Leonardo Mayer 6-3 6-3 4-6 2-6 7-6(7) au terme d’un premier marathon. Puis de récidiver, le dimanche, vainqueur de Paolo Lorenzi 4-6 6-4 6-1 3-6 6-3 ! Une rage de vaincre malheureusement vaine, puisque les Argentins s’étaient finalement inclinés lors du cinquième et décisif simple… là encore, en cinq sets. Parmi ses autres performances notables depuis janvier figurent un succès face à David Ferrer sur terre battue, une demi-finale à l’ATP 250 de Buenos Aires et deux quarts de finale dans des tournois similaires.

Laurent Lokoli, la touche corse

Laurent Lokoli était présent à l’Open Sopra Steria 2016, où il était déjà principalement connu pour sa performance à Roland-Garros 2014… Cette année-là, au premier tour du tournoi parisien, avait réussi une performance formidable face à Steve Johnson, s’inclinant en cinq sets 4-6 6-7(7) 7-6(3) 6-3 6-3 sur deux jours après s’être extirpé des qualifications. Il avait 19 ans, pointait au 406ème rang mondial quand Johnson, lui, figurait en 64ème position. Après cette défaite, le Corse avait réussi à mettre la déception de côté : “D’abord, quand on sort du terrain, on est frustré, déçu, on s’en veut à soi-même. C’est normal. […] Mais pour quelqu’un qui est 400ème mondial, jouer quatre matchs d’affilée comme j’ai joué, d’un niveau 200ème mondial ou inférieur, c’était quelque chose d’énorme. J’ai vécu des émotions que je n’avais pas vécues auparavant.”

Ce que vous ne savez pas : Laurent Lokoli est un drôle de danseur !

Après sa défaite au premier tour à Lyon il y a un an, Lokoli est allé chercher un peu de confiance sur le circuit Future. Et avec succès, puisqu’il a remporté, dans la foulée, pas moins de 26 matchs sur 35 joués ! Avec, notamment, un titre et trois finales perdues. Ce supporter invétéré du SC Bastia a continué dans la même veine en 2017, avec une nouvelle finale et deux demies en Futures. Il a eu moins de réussite dans les tournois Challengers avec une unique petite victoire, mais s’est encore offert un marathon à Roland-Garros : invité dans le tableau principal, il s’est incliné 7-6(4) 6-3 4-6 0-6 6-4 au premier tour face à Martin Klizan.

Article écrit par Hugo Verny

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