Si je te dis… avec Steve Darcis

Le vainqueur de la première édition de l'Open Sopra Steria de Lyon, Steve Darcis, s'est livré à l'exercice de l'interview "si je te dis"…
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Steve Darcis : l’interview “si je te dis”…

Avant que l’Open Sopra Steria ne débute, nous avons pris soin de contacter une figure marquante de sa première édition : Steve Darcis. Tout le monde se rappelle du Belge, qui avait, en effet, remporté le trophée l’an passé ! Alors, Steve : si je te dis…

… tournois Challengers ?
Il n’y a rien à dire, en France, les tournois Challengers sont extras. Certains ont des plateaux très relevés et sont aussi bien que des ATP 250. À Lyon, honnêtement, j’avais trouvé l’organisation géniale l’année dernière, alors que c’était une première édition. On avait un chouette hôtel, on avait bien mangé, il y avait beaucoup de courts d’entraînement, des arbitres et des ramasseurs de balles de qualité… Je peux vous dire que ce n’est pas le cas de partout (rires) !

… Rafael Nadal ?
Un moment exceptionnel (NDLR : Darcis l’a battu au 1er tour de Wimbledon, en 2013), que je n’oublierai jamais. Plein de positif et de négatif à la fois. Ma fille venait de naître, je fais l’un des plus beaux matchs de ma carrière… mais je me blesse. Et, derrière, je vis peut-être la période la plus dure de ma vie de sportif avec cette opération à l’épaule et cette absence de presque un an. Mais battre Nadal au premier tour d’un Grand Chelem, ça reste une performance unique.

“Battre Nadal au premier tour d’un Grand Chelem, ça reste une performance unique”

… Coupe Davis ?
En Coupe Davis, on a une équipe super soudée. On se connaît bien, on joue tous les uns pour les autres. Je pense vraiment que c’est l’esprit d’équipe qui fait la mayonnaise et qui nous a permis d’atteindre la finale il y a deux ans, d’être en demies cette année. Avec David (Goffin), on s’entend top, on se voit souvent, il n’y a pas d’histoires… Et puis, on fait la fête après les rencontres (rires), ça aide !

… jeunes joueurs belges ?
Il y a un petit trou de générations, la relève est un peu compliquée. Faut dire qu’on est un petit pays… mais on a souvent sorti de très bons joueurs quand même. Là, en vrac, je pourrais te parler d’Arthur de Greef, qui est sorti des qualifications à Roland-Garros (NDLR : Darcis a perdu contre Richard Gasquet au 1er tour). Mais il y a aussi Clément Geens, De Loore, Coppejans… Ils ont du potentiel et sont bourrés de qualité !

… « rendez-vous dans dix ans » ?
(Rires) Ah, tu vas me charrier parce que je suis fan de Patrick Bruel, c’est ça ? Plus sérieusement, dans dix ans, je pense que je serai encore dans le tennis. Coacher un jeune ? Peut-être. Reprendre une école de tennis ? Pourquoi pas. C’est flou. Mais je resterai dans le tennis : c’est ce que j’aime et c’est un peu la seule chose que je sais faire (rires). Apporter mon expérience aux jeunes, ça me plairait, même si je ne pourrai pas voyager 25 semaines par an.

Article écrit par Rémi Capber

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