Rencontre avec Yann Cucherat

Partenaire de l'Open Sopra Steria, la Ville de Lyon oeuvre au quotidien pour le développement de la pratique sportive. Une mission fondamentale pour Yann Cucherat, Adjoint aux Sports.
Yann Cucherat, Adjoint aux Sports à la Ville de Lyon (crédit photo : Muriel Chaulet)

Yann Cucherat : “Lyon est une place forte du sport européen”

La Ville de Lyon est un soutien majeur de l’Open Sopra Steria. Rencontre avec Yann Cucherat, Adjoint aux Sports, qui œuvre pour le développement de la pratique et des spectacles sportifs dans la capitale des Gaules.

Pourquoi soutenir l’Open Sopra Steria ? 

Parce que le tennis fait son grand retour à Lyon depuis deux saison ! En tant qu’Adjoint aux Sports, et malgré un contexte contraint, je l’ai souhaité et je ne suis pas déçu. Ce tournoi est une magnifique aventure, dans laquelle se sont lancés des organisateurs de grande valeur, qui n’en sont pas à leur premier essai sur Lyon, puisque Lionel Roux est l’un des cadres du tennis français depuis plusieurs années. Benoit Dupré a fait ses preuves à travers le succès de l’I-Way et de son nouvel établissement, l’Octave, que je recommande (rires) !

Après la disparition du GPTL, le tennis de haut-niveau manquait vraiment dans la région ? 

Complètement, d’autant que la Ligue du Lyonnais de tennis renferme un vivier très important de licenciés, pour une discipline qui demeure relativement populaire. De plus, la Métropole de Lyon est une vraie terre de tennis, qu’il s’agisse de la victoire de 91 en Coupe Davis obtenue au Palais des Sports de Gerland, ou de notre ambassadrice, Caroline Garcia, devenue la grande championne que l’on connaît.

“Ce tournoi est une magnifique aventure”

Vous parlez de Caroline. Justement, de nombreux sportifs lyonnais restent très attachés à leur ville. Elle en est un exemple, tout comme Lionel Roux, le directeur du tournoi. C’est important, pour la ville, d’être ainsi représentée par ses ambassadeurs ?

C’est primordial et, cela, je l’avais compris dès ma carrière de gymnaste. Personnellement, je trouve que donner à la ville qui nous a nourris est un juste retour des choses – et je ne parle pas seulement de l’aide éventuelle d’une collectivité à un(e) athlète de haut-niveau… Je parle du sentiment primordial d’appartenance à la terre sur laquelle on aime revenir se ressourcer, puiser la force de ses origines, et c’est très important lorsqu’on passe la plupart de son temps entre deux avions pour rallier une compétition. Lyon doit beaucoup à ses ambassadeurs et ses ambassadrices, notamment en matière de sport, nous le voyons encore aujourd’hui au sortir de la finale de l’Europa League et des demi-finales de TOP 14 de rugby. Ou encore, à travers les formidables aventures de l’OL et du LOU, comme par le biais de champions comme Caroline Garcia, Mélina Robert-Michon, Franck Solforosi, Maxime Thomas… Sans oublier la victoire en Coupe de France du LHC les Lions, en hockey sur glace ! Le sport est un formidable levier contribuant à mettre l’accent sur un point de la carte du monde.

Quels sont les grands chantiers à venir de la ville de Lyon, en matière de sport ? 

Le contexte financier contraint que nous traversons doit nous rendre créatifs. Sinon, autant ne pas se lever le matin et attendre que l’orage passe ! Nous nous devons, en tant qu’élus, d’assurer le bien-être de nos concitoyens, dans la continuité de notre mission de service public, et eu égard à la confiance accordée par nos administrés. Je ne vous livre pas un scoop, mais il serait bien pour nous de parvenir à faire sortir un établissement nautique de terre d’ici à 2020… De la même manière, et après les formidables épopées du Groupama et du Matmut Stadium, qui garantissent au sport lyonnais de très beaux lendemains, la Tony Parker Academy, dont le Maire de Lyon inaugurera la première pierre dans quelques semaines, vient compléter une offre exceptionnelle dans un secteur de Gerland en plein développement.

“Lyon doit beaucoup à ses ambassadeurs et ses ambassadrices en matière de sport”

L’Open Sopra Steria met la jeunesse à l’honneur en faisant découvrir au public les champions de demain. Je suppose que cela vous parle… Quelles sont les actions que mène la Ville pour cette jeunesse, faciliter son accès au sport, développer sa pratique ? 

Votre question est à relier à la fin de ma réponse précédente… Pour pousser la jeunesse dans sa pratique sportive, il convient d’abord de favoriser son envie, en accompagnant au maximum les champions d’aujourd’hui, qui encourageront ceux de demain à le devenir. C’est ainsi que chaque année, la Ville de Lyon accompagne les sportifs de très haut-niveau évoluant sur notre sol, notamment en vu de la préparation des prochains J.O de Tokyo, dans deux ans. Ensuite, à une échelle plus globale, car tout le monde ne deviendra pas Rafael Nadal ou Teddy Riner, il convient de faire de Lyon, non pas simplement une ville de sportifs, mais surtout, une ville de sport, qui respire la santé, martelant à toutes et à tous, à travers les solutions proposées pour pratiquer une activité physique, qu’une ville qui bouge est une ville en bonne santé.

lyon open sopra steria

Il y a aussi des grandes compétitions à l’horizon…

Oui, et elles nous occupent d’ores-et-déjà en termes d’organisation ! Je parle, bien entendu, de l’accueil de la Coupe du Monde féminine de football, l’année prochaine, et de la Coupe du Monde de rugby, en 2023. Mais le sport, à Lyon, c’est aussi et avant tout le tissu amateur, dont il faut prendre soin, et pour lequel il convient de trouver des solutions au jour le jour – Lyon compte 550 clubs de sport… Sans compter la pratique libre et informelle, qui doit être valorisée dans une optique de sport-santé, de sport bien-être. Voilà pourquoi mon objectif est de faire en sorte que le formidable outil qu’est enform@Lyon, téléchargeable gratuitement, continue de se développer, grâce à l’aide d’un partenaire de très grande qualité, AG2R LA MONDIALE.

« Faire en sorte que enform@Lyon continue de se développer ! »

Lyon a l’ambition d’être une vraie place forte européenne du sport…

Mais Lyon est une place forte européenne dans bien des domaines : la gastronomie, la culture, le tourisme, l’entreprenariat… et le sport, effectivement. Un outil de la valeur du Groupama Stadium porte très haut ses belles ambitions en la matière. Et, lorsque c’est le contexte dans lequel vous êtes amené à défendre une politique sportive en tant qu’élu, je vous assure que c’est un challenge excitant et galvanisant à relever au jour le jour. L’adrénaline ne manque pas, et c’est tant mieux, surtout quand on a été un compétiteur !

On a beaucoup parlé de Paris 2024 cette année… Lyon a un rôle à jouer dans l’organisation de cet événement majeur ?

Évidemment, c’est inévitable et nous serions fous de laisser faire de loin en attendant, les bras croisés. Nous avons trop d’infrastructures performantes et de qualité pour ne pas les mettre à disposition à cette occasion, je pense à l’athlétisme avec la Halle Diagana sur le Plateau de la Duchère, ou encore à la gymnastique avec le gymnase ultra moderne baptisé Sergueï Vorontzov. Le rugby peut également être accueilli, le rugby à 7 est désormais discipline olympique, tout comme le skate-board, qui saurait prendre ses aises sur notre sol, par l’entremise notamment du skate parc de Gerland… Bref, les possibilités ne manquent pas et je sais, puisque je l’ai expérimenté à plusieurs reprises, que nombre de délégations sportives, françaises ou étrangères, pourraient peaufiner leur préparation dans d’excellentes conditions sur nos terres. Je le souhaite ardemment en tout cas et nous travaillons dans ce sens.

 

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